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L’Arre
Une rivière au cœur du territoire d'Arre
la rivière l’Arre, qui a donné son nom à notre commune, mérite d’être présentée plus en détail tant elle marque le paysage local.

La zone hydrographique de l’Arre représente une superficie de 174 km².
Le bassin versant est constitué à 85,87 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 11,45 % de « territoires agricoles », et à 2,84 % de « territoires artificialisés ».

Le vieux pont d’Arre franchit la rivière au cœur du village. Depuis plusieurs siècles, il constitue l’un des principaux ouvrages de franchissement de l’Arre et offre un point d’observation privilégié sur la rivière.
L’Arre est une rivière de 23,6 km de long qui prend sa source à l’altitude de 646 mètres, sur la commune d’Alzon, entre les lieux-dits Roc de Berdu, Boucaret et Case Vieille.


Le cercle rouge indique l’emplacement précis de la source de l’Arre.
L’Arre traverse les neuf communes suivantes, dans trois cantons, dans le sens amont vers aval : Alzon, Arrigas, Aumessas, Arre, Bez-et-Esparon, Molières-Cavaillac, Avèze, Le Vigan et Saint-André-de-Majencoules.
Elle se jette en rive droite dans le fleuve Hérault, à l’altitude de 185 mètres, sur la commune de Saint-André-de-Majencoules, à proximité du hameau de Pont-d’Hérault, situé sur la commune de Roquedur.

Affluents
L’Arre compte quatorze affluents directs référencés, auxquels s’ajoutent plusieurs sous-affluents :
- le ravin de Leyrolle (rd) 1,6 km traverse la commune d’Arrigas.
- la rivière le Bavezon (rg) 8,7 km traverse les communes d’Arrigas et d’Aumessas et prenant sa source près de la Mare du Col des Portes à plus de 1 260 mètres avec trois affluents :
- le valat de Fontfroide (rd) 2,0 km traverse la commune d’Aumessas.
- le ruisseau de la Fobie (rg) 3,2 km traverse la commune d’Aumessas avec un affluent :
- le ruisseau du Devès (rg) 1,8 km sur la commune d’Aumessas.
- le ruisseau d’Albagne (rd) 5,4 km traverse les communes d’Arrigas et d’Aumessas.
- le ruisseau de la Fobie (rg) 3,2 km traverse la commune d’Aumessas avec un affluent :
- le ruisseau de Rieusset (rg) 1,4 km traverse les communes d’Arre, d’Aumessas et de Bez-et-Esparon.
- le ravin du Tour (rd) 3,1 km traverse les communes d’Arre et d’Arrigas.
- le valat de la Bernadelle (rd) 2,4 km traverse la commune d’Arre[14] avec un affluent :
- le valat de la Coste (rg) 1,5 km traverse la commune d’Arre.
- le ruisseau le Merlanson (rg) 2,8 km traverse la commune de Bez-et-Esparon.
- la rivière la Glèpe (rd) 6,4 km traverse les communes d’Avèze, de Montdardier et de Pommiers avec deux affluents :
- le valat du Joncas (rg) 0,7 km traverse la commune de Montdardier et prenant sa source à moins d’un kilomètre au nord du château de Montdardier.
- le valat de Rial (rg) ou valat de la Combe de Ragnas, 2,0 km traverse la commune de Montdardier.
- le Coudoulous (rg) 12,6 km traverse les communes d’Arphy, d’Aulas, d’Avèze, de Bréau-Mars et de Molières-Cavaillac avec six affluents.
- le valat de Loves (rd) 3,9 km traverse les communes d’Avèze, de Pommiers et du Vigan.
- le ruisseau de Coularou (rd) 6,0 km traverse les communes de Pommiers, de Saint-Bresson et du Vigan.
- le valat de Bauquiès (rg) 1,6 km traversant la commune du Vigan.
- le valat de la Masque (rg) 1,3 km traverse la commune du Vigan.
- le valat des Faysses (rd) 1,3 km traverse la commune de Saint-André-de-Majencoules.
- le ruisseau l’Arboux (rg) 9,0 km s’appelant aussi le valat de Courbière, valat de Cap de Côte puis le ruisseau de Navès traverse les communes de Mandagout et de Saint-André-de-Majencoules, avec quatre affluents :
- le ruisseau des Vieilles (rg) 2,3 km traverse la commune de Mandagout.
- le ruisseau des Baumelles (rg) 3,5 km traverse la commune de Mandagout.
- le valat de Valdivin (rg) 1,0 km traverse les communes de Mandagout et de Saint-André-de-Majencoules.
- le ruisseau du Gazel (rd) 4,2 km traverse les communes de Mandagout et de Saint-André-de-Majencoules avec un affluent :
- le ruisseau de Bédous (rd) 1,7 km traverse la commune de Mandagout.
Notes : (rg) = rive gauche, (rd) = rive droite
–> Retrouvez ici le détail sur les affluents de l’Arre (Sur la page, cliquez sur l’onglet « Affluents »)
Aménagements
En 2014, deux parcours de descente en canoë-kayak sont répertoriés sur le cours d’eau : Haute Arre (P1) et Basse Arre (P2), respectivement de 15 et 6 km.
Environnement
Le 3 juillet 2015, l’Arre a été victime d’une pollution que l’on peut qualifier de désastre écologique, qui a éradiqué la vie aquatique (poissons, invertébrés, écrevisses…) de l’Arre dans la traversée d’Avèze.
La pollution semblait provenir d’un regard d’eaux pluviales situé en face de la scierie de l’Union forestière viganaise (UFV).
Le débordement d’une rétention contenant 1 à 2 m³ d’un produit de traitement du bois dilué serait à l’origine de la pollution. Le rejet se serait produit lors d’une opération de maintenance dans la scierie. Le mélange aurait migré dans la rivière via le réseau d’eaux pluviales. Les caractéristiques physico-chimiques du produit, qui lui confèrent une totale miscibilité dans l’eau, ont limité l’action des secours.
Article du midi libre du 03/07/2015
Cette pollution survient après celle du 1er février 2013, occasionnée par l’éventrement d’une cuve de 1 000 l de savon et de solvants de l’usine Well.
Ces solvants, contenant des tensioactifs, créent de la mousse qui absorbe l’oxygène, ce qui a tué de nombreuses truites. Sur 350 m en aval du point de déversement, 100 % des truites sont mortes, dont de beaux spécimens de plus de 35 cm, des truites fario de souche méditerranéenne ancestrale génétiquement pure.
Article du Midi Libre du 01/02/2013
Il faut également faire état des pollutions des 9 juillet et 3 septembre 1993, provoquées par la société « Teinturerie Brun d’Arre », pour lesquelles son président-directeur général, Gérard Brun, a été condamné en appel à une amende de 100 000 francs et à payer à la partie civile la somme de 2 000 francs à titre de dommages et intérêts.
La pêche dans l'Arre
L’Arre est une superbe rivière à salmonidés, née des contreforts sud du célèbre massif de l’Aigoual. Sa richesse hydrobiologique exceptionnelle, garantissant une vie aquatique florissante, est directement liée aux résurgences d’eau calcaire provenant des causses environnants.
Cette composition favorise une croissance rapide des truites, promettant aux pêcheurs des montées d’adrénaline et des émotions fortes à chaque prise.
Certains de ses affluents, comme le Coudoulous et l’Arboux, abritent des densités remarquables de truites sauvages ! De quoi ravir les inconditionnels de la pêche sportive en eaux vives.
La pêche y est réglementée. Contactez l’Association agréée pour la pêche et la protection du milieu aquatique (AAPPMA) du Vigan pour vous renseigner :
Tél. : 04 67 81 21 87
Courriel : patrick.courant@orange.fr
ou l’Office de tourisme du Vigan :
Tél. : 04 67 81 01 72
Pour les périodes d’ouverture, les types de pêche autorisés et les espèces de poissons dont la pêche est autorisée, voir ici l’arrêté préfectoral relatif à l’exercice de la pêche en eau douce dans le département du Gard pour l’année 2026.
Une rivière cévenole aux débits très variables
L’Arre est une rivière typiquement cévenole, caractérisée par de fortes variations de débit au cours de l’année. Son régime dépend directement des précipitations sur son bassin versant : les périodes de basses eaux estivales alternent avec des épisodes de crues parfois rapides et importantes lors des épisodes méditerranéens.
Les mesures hydrologiques réalisées à la station de référence de l’Arre au Vigan permettent d’observer ces variations sur une longue période. Depuis 1953, les données disponibles montrent un débit moyen annuel d’environ 5,2 m³/s. Les mois d’été correspondent généralement aux plus faibles débits, avec un débit moyen d’environ 0,9 m³/s en août, tandis que les périodes automnales et hivernales sont habituellement plus abondantes.

Débit moyen mensuel de l’Arre au Vigan (moyennes interannuelles calculées à partir des données disponibles entre 1953 et 2026).
Ces contrastes illustrent le caractère particulier des rivières cévenoles : une rivière pouvant paraître calme et peu abondante en période sèche, mais susceptible de connaître des montées d’eau très rapides lors de fortes précipitations.
L’événement le plus marquant enregistré sur l’Arre au Vigan reste la crue du 8 novembre 1982, au cours de laquelle le débit instantané a atteint environ 529 m³/s. Cet épisode rappelle la puissance que peuvent atteindre les cours d’eau cévenols lors des épisodes méditerranéens intenses.
| Situation | Débit approximatif |
|---|---|
| Étiage moyen en août | ~0,9 m³/s |
| Débit moyen annuel | ~5,2 m³/s |
| Grande crue historique (1982) | ~529 m³/s |
Source : HydroPortail – Eaufrance, station hydrométrique de l’Arre au Vigan.
Comment mesure-t-on le niveau de l'Arre ?
Sous le vieux pont d’Arre est installée une échelle limnimétrique, également appelée repère de niveau. Ce dispositif permet de suivre les variations du niveau de la rivière au fil des saisons.
Les chiffres inscrits sur cette échelle sont exprimés en centimètres et correspondent à une cote de référence définie lors de son installation. Ils n’indiquent donc pas directement la profondeur de la rivière à cet endroit.
Les deux photographies ci-dessous illustrent les variations du niveau de l’Arre à différentes périodes de l’année. Elles montrent qu’un même cours d’eau peut présenter des débits sensiblement différents selon les saisons et les conditions météorologiques.
Cette échelle constitue un témoin discret mais précieux de la vie de la rivière. Les relevés qu’elle permet d’effectuer contribuent au suivi hydrologique de l’Arre et facilitent l’observation de ses variations au cours de l’année.

Le 5 août 2026, le niveau de l’Arre se situait légèrement au-dessus de la cote de 40 cm, caractéristique d’un faible débit estival.

Le 17 avril 2026, le niveau de l’Arre atteignait environ 60 cm, illustrant un débit sensiblement plus élevé qu’en période estivale.

Panneau d’information installé sur le vieux pont d’Arre, à proximité de l’échelle limnimétrique.
Les variations de niveau observées sur l’échelle limnimétrique restent modestes en comparaison de celles provoquées par les épisodes cévenols. Lors de ces événements, le niveau de l’Arre peut s’élever très rapidement. Les photographies ci-dessous, prises le 27 octobre 2024, illustrent une montée importante des eaux, sans toutefois atteindre le niveau exceptionnel de la crue de novembre 1994 présentée dans la section suivante.


L’Arre le 27 octobre 2024, à la suite d’un épisode cévenol.
Les grandes crues de l'Arre
Si l’Arre présente généralement un faible débit durant la période estivale, son niveau peut s’élever de façon spectaculaire lors des épisodes cévenols. Des pluies intenses, parfois concentrées sur quelques heures seulement, peuvent provoquer une montée très rapide des eaux sur l’ensemble du bassin versant.
Sous le vieux pont d’Arre, un repère de crue rappelle le niveau atteint par les eaux lors de la crue de novembre 1994. Installé par l’EPTB Fleuve Hérault, il constitue un témoignage durable de cet événement et permet de prendre conscience de l’ampleur que peuvent atteindre les crues de l’Arre.
Ces repères contribuent à préserver la mémoire des grandes inondations et rappellent qu’une rivière paisible une grande partie de l’année peut devenir, lors d’un épisode cévenol, un cours d’eau particulièrement puissant.


Ces repères constituent une mémoire des grandes crues et rappellent que les rivières cévenoles peuvent connaître des montées des eaux très rapides lors des épisodes méditerranéens.